Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 15:54

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Le podium des fautes d’orthographe

 

Chacun sait qu’on appelle le jeune chamois de l’année un cabri (on dit aussi chevreau).

 

Son frère de l’année précédente porte un nom bien connu des lecteurs de ce blog : on dit un éterlou.

 

Je suis donc un chamois d’un an et demi.

 

Mes parents sont des chamois, qui veulent un S à la fin de leur nom !

 

Et pourtant, la Revue nationale de la chasse de février 2012, édite un article intitulé « Chamoix » en Isère. S’agirait-il de cousins éloignés qui auraient trop mangé de « noix » du Dauphiné ?

 

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Par Alain - Publié dans : Orthographe
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 13:59

Le printemps point.

Les touristes font terrasse.

Un employé affiche le menu du jour.

 

 

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Un client lui fait remarquer, fort aimablement, que « échalote » ne prend qu’un « t » et que sa façon de l’écrire est une ancienne graphie sortie de l’usage.

 

La réponse est cinglante :

- Chez nous, on l’écrit comme ça !

- C’est Charlotte qui prend deux « t », insiste timidement le client.

L’employé tourne le dos et disparait, sans autre forme de courtoisie.

 

Impossible, dès lors, de lui expliquer qu’un mets s’écrit avec un « s » et qu’a fortiori, un entremets prend un « s » !

 

Point n'est dans nos habitudes de vilipender le cuisinier qui griffonne son menu du jour, sauf à regretter (pour le moins) un peu de politesse envers notre orthographe.

 

 

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Le Leffe, Bourgoin-Jallieu, Isère, le 13 avril 2011

Par Alain - Publié dans : Orthographe
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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 11:46

Sensible au respect de l’orthographe, Éterlou participe au Téléthon annuel en proposant une dictée dans le style de celles qu’organise Bernard Pivot. Il s’agit bien sûr de faire chuter les lettrés du village sur des pièges soigneusement tendus.

Cette année, comme l’année dernière, c’est Marie-Luce qui a gagné en ne commettant  que quatre fautes.

Auriez-vous fait mieux ?

 

Dictée 2010

 

La faillite des banques

 

À six heures et demie, une demi-heure (1) plus tôt que d’habitude, mon réveille-matin (2) m’a tirée des bras de Morphée. J’avais un rendez-vous au Crédit Agricole des Savoie (3). J’avais l’impression que mon banquier m’avait menti (4) et manipulée (5). Pour m’assurer de ma forme, je pris mes haltères préférés (6) afin de réveiller mes muscles endormis. Souhaitant l’insulter copieusement, je préparai des épithètes soigneusement adaptées (7) à son cas. Je le connaissais haut en couleur (8) et prompt à me susurrer (9) des billevesées (10) sur la crise financière mondiale.

Mon vélo fonçait sur l’asphalte noir (11), négligeant les conseils de mon phlébologue. « Au diable la varice (12) ! » lui répondais-je toujours. Le long de la rue bordée de vénérables chênes abritant des kermès (13) non désirés, je pédalais avec une aisance limitée pour cause de jupe trop étroite.

Hélas, les effluves embaumés (14) des rosiers de la banque ne me consolèrent pas. La banque était fermée pour cause de faillite.

 

Commentaires :

 

1)      Demi : invariable devant un nom, s’accorde uniquement en genre quand il est placé après.

2)      Réveille-matin : sans doute une étrangeté de l’orthographe française que l’Académie a oublié de rectifier.

3)      Crédit Agricole des Savoie : pas de s à Savoie. Afin de ne pas confondre la région et le département homonyme, les différents acteurs et les médias utilisent parfois l'expression « les Savoie ». Wikipédia

4)      m’avait menti : participe passé employé avec avoir. Pas de complément d’objet direct donc pas d’accord.

5)      et manipulée : participe passé employé avec avoir. COD « m’ » placé avant : accord au féminin.

6)      haltères préférés : haltère, nom masculin.

7)      épithètes soigneusement adaptées : épithète est un nom féminin. On a l’habitude de parler d’«adjectif épithète » et ainsi de croire qu’épithète est masculin.

8)      Haut en couleur : locution formée de trois éléments qui s’écrivent sans trait d’union. Être haut en couleur signifie « être pittoresque, truculent ». On écrit haut en couleur sans s à couleur. (Bernard Pivot  demi-finale 1994)

9)      Susurrer : malgré sa prononciation ce mot ne prend qu’un S entre les deux U.

10)  billevesées : balivernes, fariboles (se prononce bi-le-ve-zée)

11)  l’asphalte noir : asphalte est un nom masculin.

12)  la varice : puisque mon phlébologue me soigne, il s’agit de la varice et non de l’avarice

13)  kermès : nom masculin qui désigne un insecte parasite de certains chênes

14)  Les effluves embaumés : effluve est un nom masculin (On trouve cette expression dans la célèbre dictée de Mérimée)

 

 

Par Alain - Publié dans : Orthographe
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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 11:39

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Par Alain - Publié dans : Mathématiques
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Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 16:07

Trop joli !

(Pour parler comme on l'entend de nos jours )

 

 

Soit un polygone absolument quelconque, mais sans aucune méchanceté. Entendons par là que ses côtés ne se croisent pas et qu’il ne soit pas troué.

(Les savants parlent d’un polygone simplement connexe non croisé.)

 

Si par bonheur tous ses sommets sont gentiment situés sur les points d’un réseau, d’une grille, (les savants disent aussi que les coordonnées des sommets sont des nombres entiers) alors Georg Pick nous apprend qu’il est enfantin de calculer son aire.

 

figure

 

 

 

 

Comment fait-il ?

 

Il compte le nombre i de points du réseau intérieurs au polygone :

Ce sont ici les points violets : i = 15

 

Il compte le nombre p de points du réseau situés sur le pourtour du polygone :

Ce sont ici les points bleus : p = 10

 

Et il nous prie d’appliquer sa formule toute simple : Aire = i + p/2 – 1

 

Aire = 15 + 10/2  -1 = 19

 

Amusez-vous à disséquer cette figure (ou une autre) en autant de figures simples, dont l’aire est facile à calculer et vous observerez que la formule « marche » et par conséquent, que vous avez perdu votre temps à ne pas croire en  Georg Pick.

 

 

PickGeorg Alexander PICK est né à Vienne le 10 août 1859.

Il étudie les mathématiques et la physique à l'université de Vienne de 1875 à 1879 et obtient, en 1880, le grade de Docteur de l'université de Vienne.

En 1888, il est Professeur de mathématiques à l'université allemande de Prague.

En 1942, il est déporté et meurt le 26 juillet 1942 dans le camp de concentration de Theresienstadt.

 

Par Alain - Publié dans : Mathématiques
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